Racisme

Le climat politique bascule vers la droite à une vitesse inquiétante. Les idées auparavant uniquement proférées par le Vlaams Blok sont désormais banalisées. Les droits humains universels sont remis en question, le nationalisme revient à l’agenda et on veut casser les mouvements sociaux. Ce sont les grands axes d’une fascisation rampante, porteuse d’un projet de société élitiste.

Avec 55,20 %, le candidat du Parti social libéral (PSL), Jair Bolsonaro, vient de remporter le deuxième tour des élections présidentielles. Face à lui, le candidat de gauche Fernando Haddad (Parti des travailleurs, PT) a remporté 44, 80 % des votes. Comment expliquer le retour en force de la droite ? Pour comprendre, revenons sur l'histoire récente du Brésil.

Dans son discours à ManiFiesta, le président du PTB, Peter Mertens, a précisé les priorités nationales du parti de gauche pour les élections : la pauvreté et le logement.

Dans son discours à ManiFiesta, le président du PTB, Peter Mertens, a précisé les priorités nationales du parti de gauche pour les élections : la pauvreté et le logement. Il a également affirmé son soutien à la lutte pour nos pensions, détaillé les objectifs électoraux du PTB et réagi à la vague de racisme et aux révélations sur le groupe d'extrême droite flamand Schild en Vrienden : « Nous ne tolérerons jamais le racisme, le colonialisme, le sexisme. No pasarán ! Il est temps pour la solidarité. »

Plus d’une vingtaine de membres de l’organisation Schild & Vrienden assument des fonctions importantes au sein de la N-VA ou se présentent sur les listes du parti lors des prochaines élections. La direction du parti nationaliste a dit qu'elle n'était pas au courant. C'est faux.

Ces dernières semaines, les agressions racistes se sont multipliées. Ce ne sont pas juste des cas isolés : ils sont la conséquence du climat politique créé par la droite.

Imaginez : une organisation d'élèves qui, dans chaque école, s'opposent à toute forme de discrimination. Les élèves de ces écoles se sentent mieux dans leur peau. Et cela ne s'arrête pas aux portes de l'école. Cette proposition du programme Arc-en-ciel, le programme pour les holebis et les transgenres du PTB à Anvers rencontre un gros succès.

'Coupons les mains, le Congo est à nous'. Ce qui s'est passé au Pukkelpop illustre bien le problème que les crimes de la colonisation du Congo sont à peine abordés dans l'enseignement.

Le PTB condamne avec la plus grande fermeté l'agression islamophobe et sexiste d'une rare violence commise à Anderlues. Un rassemblement solidaire a eu lieu à Charleroi ce lundi 9 juillet, alors que le gouvernement fédéral reste silencieux.

Redouane Ahrouch, conseiller communal à Anderlecht, a été licencié par la STIB. Fondateur du parti Islam, il avait défendu la séparation des entrées des hommes et des femmes dans les transports en commun. Lors de son passage à RTL, il avait refusé de regarder une chroniqueuse dans les yeux. Il en a ensuite fait de même face à la secrétaire d’État N-VA, Zuhal Demir sur le plateau de l'émission « De Afspraak ». Le comportement d’Ahrouch a choqué. Mais comment combattre ses idées ? Et à qui profite réellement la polémique ?

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