Peter Mertens

 

Le nouveau conseil communal anversois a pris ses fonctions le 7 janvier. « On nous avait promis le "changement" pendant la campagne électorale, commente Peter Mertens, chef du groupe PTB à Anvers. Mais que constatons-nous ? Tout continue comme avant. De Wever 2 c'est De Wever 1 à 95 %. »

Le climat politique bascule vers la droite à une vitesse inquiétante. Les idées auparavant uniquement proférées par le Vlaams Blok sont désormais banalisées. Les droits humains universels sont remis en question, le nationalisme revient à l’agenda et on veut casser les mouvements sociaux. Ce sont les grands axes d’une fascisation rampante, porteuse d’un projet de société élitiste.

Le PTB a effectué une percée remarquable lors des élections communales d’octobre. En Wallonie, la gauche authentique perce dans les villes et dans la ceinture rouge de Liège avec des scores de 15 % et plus. À Bruxelles, le PTB s'est solidement ancré dans 7 communes importantes. Et, en Flandre, une première percée s'est opérée dans les grandes et moyennes villes.

Dans son discours à ManiFiesta, le président du PTB, Peter Mertens, a précisé les priorités nationales du parti de gauche pour les élections : la pauvreté et le logement. Il a également affirmé son soutien à la lutte pour nos pensions, détaillé les objectifs électoraux du PTB et réagi à la vague de racisme et aux révélations sur le groupe d'extrême droite flamand Schild en Vrienden : « Nous ne tolérerons jamais le racisme, le colonialisme, le sexisme. No pasarán ! Il est temps pour la solidarité. »

« Impensable ! Populiste ! Et la valorisation du travail ? » De nombreux politiciens traditionnels ont ainsi réagi à la proposition du PTB de diviser par deux le salaire des bourgmestres des grandes villes. Une proposition qui vise l’intégrité, fondement pour tout retour aux sources d’une gauche conséquente. Tout comme l’a fait Ada Colau, la maire de Barcelone, qui, en entrant en fonction, a divisé son salaire… par quatre.

Depuis 2017, les malades de longue durée sont activés via ce qu'on appelle une « procédure de réintégration ». Mais, dans 70 % des cas, le patron dit qu'il n'y a ni travail adapté ni autre travail disponible et le travailleur malade est licencié sans la moindre indemnité. Ce mardi 22 mai, le Conseil des ministres a décidé que les travailleurs malades qui collaborent insuffisamment à cette procédure de licenciement pourront perdre de 5 à 10 % de leur indemnité de maladie. Les sanctions possibles pour les patrons qui ne procurent pas un travail adapté ou un autre travail sont quasiment supprimées.

Discours de Peter Mertens, président du PTB, prononcé lors de la soirée « Marx 200 » le 5 mai 2018 à Bruxelles.

Le PTB a placé ce 1er Mai 2018 sous le slogan « Moins de profiteurs, plus de pension ». Dans son discours, à Anvers, le président du PTB, Peter Mertens, a notamment exprimé son respect pour la lutte des travailleurs et travailleuses de Lidl et s’est réjoui du printemps social à venir, en invitant chacun à oser à nouveai dire « non ».

Si 48 milliards d’euros belges appartenant aux plus grandes fortunes belges ont fini dans des sociétés boîte aux lettres au Grand-Duché, « c’est un problème qui dépasse la législation nationale », selon Johan Van Overtveldt. Le ministre des Finances estime que la balle est dans le camp de l’Union européenne, et non dans celui de la Belgique. Après autant de Panama et Paradise Papers, Lux et Swissleaks, il devrait pourtant savoir, s’il en avait la volonté politique, que des solutions existent et qu’elles sont à portée de mains directement en Belgique. C’est ce qu’explique Peter Mertens, président du PTB dans cet extrait de son dernier livre « Au Pays des Profiteurs ».

Depuis le début de l’an dernier, les malades de longue durée sous soumis à la réintégration au marché de l’emploi. « Avec quel résultat ? Dans sept cas sur dix, les employeurs prétendent qu’aucun travail adapté ou autre n’est disponible chez eux et les malades sont alors licenciés sans la moindre indemnité », écrit Peter Mertens.

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