Michaël Verbauwhede

 

Michaël Verbauwhede, député bruxellois et spécialiste Rail du PTB, postule à la SNCB pour éviter la libéralisation du secteur : « Depuis des années, les technocrates européens au service des multinationales préparent la libéralisation. Mais la catastrophe ferroviaire anglaise tempère les ardeurs. » Voici sa lettre de motivation.

Après les journées de forte mobilisation des 29 et 30 juin, le rail belge connaît un nouveau mouvement de grève ces 10 et 11 juillet, à l'appel du Syndicat indépendant des cheminots (SIC). Si, cette fois, elle ne touchera que les conducteurs de train, ces derniers ne sont cependant pas les seuls à être en colère contre la direction de la SNCB. Explications.

Les 29 et 30 juin derniers, les cheminots ont organisé une grève pour défendre leur pension et un chemin de fer de qualité. L’occasion pour el gouvernement et la direction de tester pour la première fois le service minimum sur le rail. Bilan et analyse d’une première expérience qui montre les dangers pour les usagers et le caractère antidémocratique de la manœuvre.

D'Ostende à Arlon, ils étaient nombreux aujourd'hui à se mettre en grève à la SNCB, signe que le malaise sur le rail est grand. Et les gares du pays étaient aujourd'hui bien désertes. Preuve que beaucoup de navetteurs ne font pas confiance au service minimum prévu par la SNCB.

La CGSP Cheminots a déposé un préavis de grève les 29 et 30 juin. Un coup de tonnerre dans un ciel bleu ? Pas vraiment. Les mesures de la direction et du gouvernement n’arrêtent pas de détériorer les conditions de travail. Sans compter les carrières rallongées pour des pensions plus basses. La colère gronde dans toute la SNCB, et plusieurs préavis ont été déposés. Pour le moment, seul celui de la CGSP est maintenu. La grève annoncée est un mouvement pour la sécurité des usagers et pour des trains à l'heure.

Le 6 juin, les fonctionnaires des ministères fédéraux (gardiens de prisons,  agents du fisc, etc.) seront en grève pour dénoncer les nouvelles attaques attaques du gouvernement contre toute une série de leurs droits rassemblés dans ce qu’on appelle « le statut ». Mais cette politique n’est pas une spécialité belge. Il s’agit d’une stratégie de l’Union européenne pour casser les services publics et les droits des salariés du secteurs publics.

Ce 22 mars, les cheminots français descendront dans la rue pour manifester contre la libéralisation du rail prévue par le gouvernement français. L'enjeu est important et concerne toute l'Europe, car cette libéralisation entre dans le cadre des directives européennes qui affecteront tous les pays de l'UE. Ce 22 mars, des dizaines de cheminots belges affiliés à la CSC-Transcom et à la CGSP se rendront à Paris pour soutenir leurs collègues français. Une délégation du PTB sera également présente. Explications.

L’an dernier, la droite au gouvernement faisait voter une loi instaurant un service minimum à la SNCB. Et c’est ce 7 mars que le service minimum entre en vigueur. La prochaine grève du rail sera donc un premier test pour le gouvernement et pour le mouvement syndical. Mais ce service minimum ne passe toujours pas auprès des organisations syndicales qui ont déjà annoncé un recours devant la Cour constitutionnelle.

Pour beaucoup de travailleurs du public, le projet de loi sur les métiers pénibles est un coup de canif dans leur droit à la pension. C’est pourquoi la CGSP entre en action le 27 février prochain. D'autres secteurs pourraient suivre. Mais qu'est-ce qui fâche autant ces travailleurs ?

Fin de l’année dernière, le ministre des Pensions a déposé un avant-projet de loi sur la reconnaissance de certains métiers comme étant « pénibles ». Dans son viseur : les travailleurs du public, mais aussi du privé. Décryptage.

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