Salaires

Neuf mois après les métallos allemands, c’est au tour de la métallurgie autrichienne de mener la bataille pour les salaires. Les sidérurgistes autrichiens exigent 5 % d’augmentation salariale et se battent contre une nouvelle loi qui permet aux patrons de faire travailler leur personnel jusqu’à 12 heures par jour et 60 heures par semaine sans sursalaire.

Saut d'index, flexi-jobs, loi salariale... le gouvernement Michel-De Wever a beaucoup fait pour couper dans nos salaires. Une technique payante pour les actionnaires, puisque, en quatre ans, 9 milliards d'euros ont été transférés des salaires vers les profits des entreprises. « Les richesses doivent revenir à celles et ceux qui les ont produites, réagit Raoul Hedebouw. Il est temps d'augmenter les salaires. »

Le gouvernement boucle une nouvelle loi qui limitera fortement les possibilités d'augmentations salariales les deux prochaines années. Les salaires belges augmenteront donc moins que les salaires dans nos pays voisins. Le gouvernement Michel-De Wever organise ainsi ni plus ni moins que le dumping salarial.

Le ministre de l’Emploi Peeters aime apparemment profiter de l’été pour lancer des réformes. Après celle de la semaine de travail de 38 heures dévoilée il y a quelques jours, Kris Peeters veut maintenant chipoter dans la loi qui régit nos salaires : ils resteront bloqués les prochaines années.

Les salaires belges sont au plus bas. Telle est la conclusion du dernier rapport du Conseil central de l’économie. Entre 2015-2016, les augmentations de salaire en Allemagne seront 10 fois supérieures à celles des salaires belges. Une telle modération n’est bonne ni pour les travailleurs, ni pour l’économie. 

La lutte pour le retrait de la loi sur le saut d’index vient de commencer : c’est ce qu’à déclaré Raoul Hedebouw sur son compte Twitter juste après le vote adoptant le saut d’index à la Chambre, ce mercredi 22 avril. Les députés PTB ont évidemment voté contre.

Selon la Banque Nationale de Belgique (BNB), les mesures du gouvernement permettraient de créer 59.000 nouveaux emplois d’ici 2019. Notamment 33.300 emplois grâce au saut d'index et 16.500 autres grâce aux réductions des cotisations sociales patronales pour un montant de plus de 960 millions en 2016. Est-ce que tout cela est bien vrai ? Analyse.

Le ministre de l’Emploi Kris Peeters a annoncé que le gouvernement allait déposer « asap » (as soon as possible, c’est-à-dire le plus vite possible) un projet de loi permettant de créer une base légale au saut d’index. Le ministre a déclaré cela… 20 minutes avant la reprise des négociations entre syndicats et patronat sur la question de l’évolution des salaires. Plus que jamais, le gouvernement a choisi son camp. 

Selon Bart De Wever, le saut d’index n’aurait pas d’effet en 2015 puisque l’inflation est nulle. Il laisse même entendre que les salaires pourraient augmenter grâce à une baisse de l’impôt des personnes physiques. Rien n’est moins vrai, selon Benjamin Pestieau, responsable des relations syndicales du PTB, qui répond en 3 étapes.

Le gouvernement prévoit une attaque sur plusieurs fronts contre les salaires. Si ces mesures passent, ce sont plusieurs centaines d'euros que perdront les travailleurs de ce pays. Le gouvernement dit que c'est indispensable pour relancer l'économie car "le coût salarial est trop élevé". Qu'en est-il et est-ce bien vrai? Le service d'études du PTB analyse les mesures de l'accord gouvernemental et répond aux arguments pro-patronaux du gouvernement Michel-DeWever. 

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