Max Vancauwenberge

 
 

On entend beaucoup de choses sur le fameux Pacte de l’ONU sur les migrations. Certains diffusent des informations inquiétantes à son sujet. Mais derrière tout cela, il y a surtout un agenda caché dont il faut se méfier.

Le Pacte de l'Onu sur les migrations n'est pas un Pacte « frontières ouvertes ». Il réaffirme des droits déjà existants et ouvre timidement des pistes pour répondre aux questions des migrations, comme le fait d'agir sur les causes qui poussent des gens à quitter leur pays. Alors pourquoi une telle campagne contre de la part de la N-VA et du Vlaams Belang ? Manipuler le contenu de ce Pacte permet d'amener leur agenda du « diviser pour régner ».

Qui a soutenu la guerre et la déstabilisation de la Libye ou coupé dans le budget de la coopération au développement et a obligé des millions de personnes à quitter leur pays de manière forcée ? Qui mène une politique favorisant les passeurs et les trafiquant d'êtres humains ? Et qui maintient des milliers de personnes dans l'illégalité pour avoir une main d'oeuvre corvéable à merci et faire pression sur nos salaires ? Tiens, ceux qui se la jouent à Rambo contre les migrants sur les plateaux de télé.

En interdisant au navire de sauvetage Aquarius d’accoster en Italie, Matteo Salvini, le nouveau ministre italien de l’Intérieur et leader d’extrême droite, veut imposer la fermeture des frontières européennes aux réfugiés, dans la perspective du prochain sommet européen qui aura lieu fin juin. Une option soutenue en Belgique par Theo Francken, qui appelle même à « contourner » les droits de l’homme afin de pouvoir renvoyer les personnes qui fuient la guerre ou la misère.

La petite Mawda était enterrée ce mercredi 30 mai, accompagnée par une marche blanche de près de 2000 personnes. La famille a introduit une demande de régularisation afin de pouvoir rester auprès de leur petite fille. Mais le Premier ministre préfère arrondir les angles avec ceux qui en profitent pour semer la division. La pression de la société civile sera donc bien nécessaire.

La petite Mawda est décédée dans la nuit de mercredi à jeudi 18 mai, des suites d’un coup de feu tiré par la police dans une dangereuse course-poursuite. Si les circonstances exactes de sa mort restent floues, beaucoup de voix s’élèvent pour dire qu’il s’agit d’une conséquence tragique de la politique de ‘nettoyage’ du gouvernement. Le Parquet, après avoir menti, fait à présent silence radio. La famille demande justice.

Le rapport sur les expulsions des migrants au Soudan a été publié aujourd’hui. L’enquête réalisée, dans un délai beaucoup trop court, n’a pu apporter aucune certitude sur ce qui s’est passé avec les personnes renvoyées au Soudan. Le rapport confirme cependant que le gouvernement a renvoyé des Soudanais sans vérifier s’ils risquaient la torture.

Des Soudanais renvoyés par le Belgique ont été torturés dès leur retour au Soudan. Non seulement des ONG, mais également le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, responsable de traiter les demandes d'asile en Belgique, avaient averti Theo Francken. Depuis le début dans cette affaire, le Parlement est mis devant le fait accompli, quand le secrétaire d’État ne ment pas tout simplement. N’y a-t-il pas de limites au cynisme du gouvernement, qui continue de soutenir Theo Francken ?

Frontex, l'agence européenne des garde-frontières et garde-côtes européens, laisse délibérément les réfugiés se noyer. C'est ce que nous apprennent des documents internes ayant « fuité ». Depuis le début de l’année, 7 personnes meurent chaque jour en tentant la traversée de la Méditerranée…

Le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) ne veut pas tenir compte du jugement prononcé par le tribunal. Il persiste à refuser de délivrer un visa humanitaire à la famille d’Alep qu’une famille belge veut accueillir chez elle. « La seule option qu’il laisse à des gens en grand besoin d’aide humanitaire, c’est de tenter de venir en Europe via des passeurs », constate Me Mieke Van den Broeck, avocate de la famille.

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