LuxLeaks

Triste jour pour la démocratie. Ce 29 juin, les lanceurs d’alerte Antoine Deltour et Raphaël Haletont été condamnés par un tribunal luxembourgeois à respectivement 12 et 9 mois de prison avec sursis et à une amende. Ils étaient à l’origine du scandale LuxLeaks. Les fraudeurs, eux restent intouchés.

Le PTB s'inquiète de voir Antoine Deltour, le lanceur d'alerte à l'origine du LuxLeaks, être jugé et risquer cinq ans de prison et un million d'euros d'amende pour avoir dévoilé la vérité. Le PTB propose d'organiser son audition à la commission spéciale de la Chambre sur les Panama Papers.

Le service d'étude du PTB publie un dossier qui montre que les grandes fortunes belges impliquées dans le SwissLeaks – les Spoelberch, Boël, De Clerck, etc. – sont des fraudeurs multirécidivistes impliqués dans une série d'affaires antérieures (LuxLeaks, PanamaLeaks et autres).

Pour les grandes fortunes belges, il semble que la fraude internationale soit plus une règle qu’une exception. En ne prenant que ces quatre familles citées dans l'affaire SwissLeaks, on constate qu'il s'agit de fraudeurs multirécidivistes.

Après le scandale de Luxleaks, concernant les rulings fiscaux au Luxembourg, ferait-on face à un Belleaks ? En effet, la Belgique n’est pas un modèle de transparence en la matière.

Lundi 10 novembre, le député wallon du PTB Frédéric Gillot était interviewé dans La Meuse et dans l’édition liégeoise du Soir. Il y revenait sur la manifestation du 6 novembre, sur la politique wallonne et fédérale, ainsi que sur le scandale Luxembourg Leaks. 

Le Luxleaks, qui révèle les pratiques très douteuses du ruling luxembourgeois, apporte un énième éclairage à une réalité que le PTB dénonce depuis des années : en matière d’impôts, les grandes fortunes et les grandes sociétés jouissent de privilèges incroyables, alors qu’elles ont les capacités contributives les plus importantes.