Benjamin Pestieau

 

The latest blueprint for reform presented by Minister of Employment Peeters is in line with a global offensive on labour led by the European Union. The purpose is to reduce labour costs by lengthening working hours, cutting wages and increasing flexibility. After his attacks on wage indexation, pensions and sick pay, the Minister is now attacking the working-time regulations. What are the measures that are the straw that broke the camel's back, have re-launched social resistance in Belgium and echo the ongoing mobilization in France against, among other things, the reform of the labour code?

El último proyecto de reforma de Peeters, el ministro de Empleo, forma parte de una ofensiva global de la Unión Europea en materia laboral. El objetivo es reducir los costos de la mano de obra a través de la prolongación de la jornada de trabajo, de la reducción de los salarios y del aumento de la flexibilidad. Tras los ataques contra la indexación de los salarios –( la vinculación existente en Bélgica de los salarios al precio de una serie de insumos) , ataque a las pensiones y a las personas enfermas. El Ministro ataca esta vez la regulación del tiempo de trabajo. ¿En qué consisten estas medidas que están desbordando el vaso y reactivando la resistencia social en Bélgica, como un eco de las protestas actuales en Francia contra la reforma del Código de Trabajo? 

On entend souvent l'un ou l'autre représentant des gouvernements fédéral ou régionaux se réjouir d'une supposée baisse du taux de chômage. Pourtant, une nouvelle étude du service d'études du PTB montre que la réalité est tout autre : depuis 15 ans, le taux d'emploi n'a pas bougé, et il a même diminué chez les jeunes. Y a-t-il donc réellement de quoi se réjouir ?

L’inflation du mois de mars atteint des sommets : + 2,24 % par rapport au mois de mars de l’année passée. Ce qui coûtait 100 euros l’année passée coute 102,24 euros aujourd’hui. Une situation assez unique en Europe. D’où vient cette augmentation soudaine de l’inflation ? D’une reprise de l’économie ? D’une augmentation de la consommation ? Non. D’une taxation injuste.

Tous les travailleurs ne sont pas égaux en matière d’élections sociales : les entreprises occupant moins de cinquante travailleurs n’organisent pas d’élections sociales. Plus d’un million de travailleurs sont sans voix. Le PTB veut baisser le seuil pour les élections sociales à une moyenne de 20 travailleurs.

Le droit de grève n’a jamais autant été menacé. Les partis du gouvernement et le patronat veulent forcer les syndicats à accepter de fortes limitations à la liberté d’action des travailleurs. À défaut, ils menacent de passer en force au Parlement.

Les salaires belges sont au plus bas. Telle est la conclusion du dernier rapport du Conseil central de l’économie. Entre 2015-2016, les augmentations de salaire en Allemagne seront 10 fois supérieures à celles des salaires belges. Une telle modération n’est bonne ni pour les travailleurs, ni pour l’économie. 

« Face à la peur, nous voulons opposer la solidarité », tel était le message des organisations syndicales du Hainaut qui étaient en action ce lundi 23 novembre.

Des incidents à déplorer lors d’un barrage autoroutier par des syndicalistes servent de prétexte aux partis du gouvernement pour régler leurs comptes avec les syndicats. Du « droit au travail » à l’« encadrement du droit de grève », en passant par le service minimum et la personnalité juridique des syndicats, son but semble de remettre en cause des droits démocratiques élémentaires.

Un récent sondage a montré que l'immense majorité des Belges sont convaincus que le tax shift du gouvernement Michel - De Wever ne va pas améliorer son pouvoir d'achat. Et ils ont raison. Pour tenter de faire croire le contraire, le gouvernement – par l'entremise de son ministre des Finances – a lancé une calculatrice qui montre que le tax-shift rapporterait bien à tous. Problème : la machine est truquée !

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