Benjamin Pestieau

 

Les actions syndicales de l’automne dernier avaient été lancées par un rassemblement de 7 000 personnes Place de la Monnaie. Ils étaient aujourd'hui près de 10 000 au même endroit pour relancer le printemps de la résistance sociale.

Suite à la pression du mouvement social, les organisations syndicales ont arraché aux patrons un accord limitant les dégâts des décisions prises par le gouvernement en décembre dernier sur le dossier des prépensions.

Le gouvernement a approuvé un projet de loi sur le saut d’index. Mais le combat continue. Cette loi n’a pas été adoptée par le Parlement. Voilà pourquoi se mobiliser le 11 mars au rassemblement du front commun syndical à Bruxelles de 11 à 13h. 

Sur base d’une prévision d’inflation nulle, le gouvernement défend que le saut d’index aura peu de conséquences sur les salaires en 2015. Dans le même temps, le nombre de voix annonçant une hausse de la TVA se multiplie. Or, comme le montre l’exemple des Pays-Bas, une telle hausse modifiera immédiatement la prévision d’inflation à la hausse. Avec pour conséquence une perte salariale immédiate pour les millions de salariés du pays. Explications.

Mener de nouvelles actions contre le saut d’index, « ce n’est pas permis! » Tel est le cri lancé par Egbert Lachaert, député OpenVLD au parlement jeudi dernier. Il le répétera trois fois. Pour la députée N-VA Zuhal Demir, il faut même deux ans sans aucune action sociale. Les partis les plus à droite du gouvernement Michel - De Wever étaient particulièrement agités. Le ministre de l’Emploi Kris Peeters s’est voulu rassurant en affirmant que les syndicats feraient peut-être des actions mais pas de grèves.

Selon la Banque Nationale de Belgique (BNB), les mesures du gouvernement permettraient de créer 59.000 nouveaux emplois d’ici 2019. Notamment 33.300 emplois grâce au saut d'index et 16.500 autres grâce aux réductions des cotisations sociales patronales pour un montant de plus de 960 millions en 2016. Est-ce que tout cela est bien vrai ? Analyse.

Le ministre de l’Emploi Kris Peeters a annoncé que le gouvernement allait déposer « asap » (as soon as possible, c’est-à-dire le plus vite possible) un projet de loi permettant de créer une base légale au saut d’index. Le ministre a déclaré cela… 20 minutes avant la reprise des négociations entre syndicats et patronat sur la question de l’évolution des salaires. Plus que jamais, le gouvernement a choisi son camp. 

Le gouvernement prévoit une attaque sur plusieurs fronts contre les salaires. Si ces mesures passent, ce sont plusieurs centaines d'euros que perdront les travailleurs de ce pays. Le gouvernement dit que c'est indispensable pour relancer l'économie car "le coût salarial est trop élevé". Qu'en est-il et est-ce bien vrai? Le service d'études du PTB analyse les mesures de l'accord gouvernemental et répond aux arguments pro-patronaux du gouvernement Michel-DeWever. 

La Banque Nationale de Belgique (BNB) affirme dans une étude que le saut d'index permettrait la création de 33 000 emplois. Et, grâce aux réductions des cotisations sociales patronales pour un montant de plus de 900 millions en 2016, la BNB parle de 19 000 emplois qui seraient créés. Est-ce que tout cela est bien vrai? Analyse.

La grève a été un succès dans le Hainaut où plus de 100 militants du PTB ont visité au moins 84 piquet de grève en solidarité.

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