Germain Mugemangango

 

Ce 29 novembre, de nombreux travailleurs wallons manifesteront encore une fois à Namur contre la réforme des APE. Une réforme qui, contrairement à ce que le gouvernement MR-cdH prétend, est avant tout une mesure d'austérité qui coûterait de nombreux emplois et des services indispensables.

Quelques jours après les fêtes de Wallonie, le gouvernement wallon s'est réveillé avec la gueule de bois. Les syndicats ont mené des actions à Namur pour contester la réforme que ce gouvernement veut imposer à tout un secteur.

Début 2018, le ministre Pierre-Yves Jeholet, ministre wallon de l’Emploi (MR), annonçait son intention de réformer en profondeur le système des points APE. Un système qui subsidie 60 000 emplois en Wallonie et à Bruxelles. Cette réforme suscite beaucoup de critiques tant du côté patronal que des syndicats. Combien de « jobs jobs jobs » cette réforme MR/cdH va-t-elle coûter à notre Région ?

Il y a quelques semaines, le gouvernement wallon a confirmé sa volonté d’instaurer un système d’« assurance autonomie » pour le 1er janvier 2019 au plus tard. Cette mesure a officiellement pour but de rencontrer les besoins grandissant provoqués par le vieillissement de la population. Cette assurance sera payée en partie par le citoyen. Alors, nouvelle taxe pensée pour remplir les trous dans les caisses de la Région ou réelle politique de solidarité ?

Le combat contre la fermeture de Caterpillar n'a même pas commencé que la plupart des politiciens parlent déjà comme si c’était un fait accompli. Ce qui faisait dire au député PTB Raoul Hedebouw : « Si l'union sacrée dont on parle consiste à accepter la fermeture, le PTB n'en fera pas partie. »

Le gouvernement wallon veut construire une nouvelle autoroute dans le Hainaut. « Un désastre pour la nature, la santé des habitants de la région et pour la mobilité », selon Sofie Merckx, conseillère communale PTB et habitante de Marcinelle….

Ce mardi 25 novembre s'est tenu un conseil communal passablement agité. Giliciens, Jumetois, Montagnards, activistes pour les droits des femmes et autres citoyens étaient venus se faire entendre par les conseillers communaux et le bourgmestre de la ville. Cette présence n'était manifestement pas du goût de Paul Magnette (PS) qui parle d'instrumentalisation de ces groupes par le PTB et qui a été jusqu'à suspendre la séance comme mesure de rétorsion. Mais qu'en est-il exactement ?

Les travailleurs de plusieurs entreprises du Hainaut sont entrés en action ce vendredi 17 octobre en marge de la manifestation namuroise organisée à l'occasion de la Journée mondiale de lutte conte la pauvreté.