Migration - Asile

Le PTB manifestera aux côtés de centaines de personnes solidaires et d’associations, des jeunes du mouvement Comac et des bénévoles du réseau de soutien aux réfugiés « Amitié Sans Frontières » qui a été créé par des militants du PTB.

On entend beaucoup de choses sur le fameux Pacte de l’ONU sur les migrations. Certains diffusent des informations inquiétantes à son sujet. Mais derrière tout cela, il y a surtout un agenda caché dont il faut se méfier.

« Aujourd'hui, des dizaines de milliers d'enfants qui grandissent dans la pauvreté ont trouvé des chaussons vides pour la Saint-Nicolas. Ça, ça aurait valu une crise politique ! Mais non, on a une crise sur un pacte non contraignant ! »

C’est ce qu’on appelle du cynisme. Provoquer une crise de l’asile pour des raisons électorales, voilà la stratégie du Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken. Il a décidé de limiter radicalement le nombre de réfugiés qui peuvent introduire une demande d’asile. « Un choix politique », selon le porte-parole de l’Office des Étrangers, qui estime que l’Office « pourrait en principe accepter plus » de demandeurs d’asile.

Le Pacte de l'ONU sur les migrations vise à renforcer la coopération internationale en matière de migrations, à garantir le respect des droits de l’Homme et à lutter contre les passeurs. A aucun moment ce Pacte ne plaide pour une perte de contrôle des Etats sur leurs frontières, mais il entre en contradiction avec la vision de la N-VA d’une Europe « libérée » des droits de l’Homme et qui impose ses vues à ses voisins par le « bâton ».

Le 14 novembre, à la Chambre, le député PTB Marco Van Hees a interpellé le Premier ministre sur le pacte de l’ONU sur les migrations. Charles Michel s’était engagé à signer ce texte en décembre, mais il semble maintenant vouloir revenir sur son engagement, sous la pression de la N-VA et de la nouvelle droite dure dans le monde.

Qui a soutenu la guerre et la déstabilisation de la Libye ou coupé dans le budget de la coopération au développement et a obligé des millions de personnes à quitter leur pays de manière forcée ? Qui mène une politique favorisant les passeurs et les trafiquant d'êtres humains ? Et qui maintient des milliers de personnes dans l'illégalité pour avoir une main d'oeuvre corvéable à merci et faire pression sur nos salaires ? Tiens, ceux qui se la jouent à Rambo contre les migrants sur les plateaux de télé.

Le 20 octobre dernier, à 5h du matin, la police frappe chez Zakia. Elle est arrêtée sous les yeux de son petit enfant et détenue « préventivement » pendant deux mois. Son crime ? Avoir hébergé des réfugiés. Zakia et 10 autres personnes comparaîtront ce jeudi 6 septembre devant un tribunal. Le PTB sera présent pour protester contre la criminalisation de la solidarité.

« Nous nous sommes organisés pour que les enfants ne voient pas la clôture. » Theo Francken ne manque pas de cynisme. Ce 14 août 2018, une première famille avec quatre enfants a été mise en détention en attendant leur expulsion. Le lendemain, près de 2 500 personnes se rassemblaient pour dire bien fort « On n’enferme pas un enfant. Point. »

En interdisant au navire de sauvetage Aquarius d’accoster en Italie, Matteo Salvini, le nouveau ministre italien de l’Intérieur et leader d’extrême droite, veut imposer la fermeture des frontières européennes aux réfugiés, dans la perspective du prochain sommet européen qui aura lieu fin juin. Une option soutenue en Belgique par Theo Francken, qui appelle même à « contourner » les droits de l’homme afin de pouvoir renvoyer les personnes qui fuient la guerre ou la misère.

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