Emploi - Travail

Depuis plusieurs années, les institutions européennes les pays européens à détricoter leurs législations sur le travail. Dans certains pays, des pas importants ont déjà été franchis. En Belgique et en France, l'offensive est en cours, et se heurte à une importante résistance, contre la Loi Peeters ici et la loi El Khomri chez nos voisins. Voici comment la Commission européenne manœuvre pour imposer ces réformes.

Se réveiller à 5h. Alors que c’est les vacances. Alors qu’on sort des examens. Ce n’est sans doute pas le choix le plus évident pour un ado. Mais c’est un choix que Hanane, Lucie, Jef, Celia, Achraf, Victor et les autres ne regrettent pas. Ce 24 juin, ils ont été à la rencontre des travailleurs en grève.

Fin des 38 heures, semaines hyperflexibles ou l’intérim à vie : retrouvez notre brochure, notre argumentaire et nos visuels pour s’opposer à la réforme du travail proposée par le ministre de l’Emploi Kris Peeters.

1% des Belges possède la moitié des actions cotées en Bourse. Mais le gouvernement veut supprimer l’unique toute petite taxe qui touche ces spéculateurs, et nous impose l'austérité. Aux quatre coins du pays, le PTB distribue un nouveau tract aux travailleurs. Découvrez-le ici.

Enorme, géant, historique. Les mots ont du mal à décrire l’événement d’hier à Paris : un million de manifestants contre la Loi Travail. Face à l’intransigeance du gouvernement (socialiste) français, la résistance ne faiblit pas, elle grandit.

A partir du 1er septembre, le gouvernement veut autoriser le travail d'intérêt général obligatoire " sur base volontaire " pour les bénéficiaires du revenu d'intégration sociale. Ceux-ci pourraient alors être mis au travail sans rémunération, ce qui menace les emplois fixes sur l'ensemble du marché du travail. En cas de refus de ce " contrat ", la personne pourrait perdre ses moyens de subsistance. Une fameuse différence de traitement par rapport aux Panama-fraudeurs, qui ont, eux, depuis longtemps déchiré leur contrat de contribution à la société. Opinion de Peter Mertens, Président du PTB sur le Vif.be.

Le mouvement social enclenché depuis un mois « va permettre de mettre un rapport de force en place qui est nécessaire dans tous les pays européens et éviter les reculs sociaux que les libéraux veulent mettre en place », a déclaré Raoul Hedebouw ce 1er juin au micro de Matin Première (RTBF). Il a été question de grèves, d’une stratégie d’unité pour gagner, de l’existence d’alternatives et d’une autre vision de l’Europe « non pas du capital, mais des gens. »

« Est-ce que vous lisez seulement les textes ? » C’est ce qu’a demandé le député fédéral PTB Raoul Hedebouw aux parlementaires de droite à la Chambre le 26 mai dernier. Il a dû leur expliquer que oui, avec la Loi Peeters « des travailleurs vont devoir bosser 45 heures par semaine. » Et d’ajouter : « Plus de 60 000 personnes sont descendues dans la rue contre cette loi. C’est de cela que vous avez tous peur : vous n'avez pas de base démocratique pour introduire des semaines de travail de 45 heures. »

« J'étais mardi à la manifestation, en compagnie de 80 000 citoyens venus de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie. Vous feriez mieux de venir écouter un peu ce qui s'y dit, car la colère est grande parmi le peuple. » Voilà ce qu’a déclaré ce 26 mai le député fédéral PTB Raoul Hedebouw à l’intention des parlementaires de droite lors de l'assemblée plénière de la Chambre.

Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB, était l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi. Il a été question des sondages, de la stratégie de la gauche, des grèves et de la résistance sociale à l’austérité en Belgique et en Europe.

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