Emploi - Travail

Ce vendredi 20 mai, une vingtaine d'organisations de jeunes de tout le pays se sont rassemblées devant le cabinet du ministre du Travail Kris Peeters pour lancer une « Coalition des jeunes pour le retrait de la loi Peeters », bien décidée à organiser la résistance à sa réforme du travail.

Trois milliards d’euros. C’est ce qu’ont coûté en 2014 les « dispenses de précompte professionnel », une sorte de petit frère des intérêts notionnels. En dix ans, ce cadeau fiscal a coûté 19 milliards d’euros aux caisses de l’État, comme le révèle la nouvelle étude du service d’études du PTB, signée Marco Van Hees, qui s’interroge sur le résultat en termes d’emploi.

La fin de la semaine des 38 heures, des semaines hyper-flexibles ou l’intérim à vie. Voilà quelques exemples de ce qui se cache derrière le projet de réforme du marché du travail voulu par le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V). Résumé des cinq mesures principales de la loi Peeters, qui sont autant de raisons de la rejeter.

Le 24 mai, le front commun syndical (FGTB, CSC et CGSLB) ainsi que d’autres organisations appellent à manifester à Bruxelles. Pour le maintien de la semaine de 38 heures et contre « la régression sociale » que ce gouvernement a déjà amorcé et veut encore approfondir. C’est le premier rendez-vous d’un vaste plan d’actions qui vise à faire reculer le gouvernement.

Le ministre de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), veut casser la lutte contre sa réforme du marché du travail. « Tout cela n’est pas très grave » et « on peut encore négocier sur tout », explique-t-il. Fin 2014 et début 2015, il s’y était déjà pris de la même façon. Mais beaucoup de syndicalistes en ont tiré les leçons.

Le plan Peeters, ministre de l’Emploi (CD&V), fait parler de lui ces dernières semaines, notamment parce qu'il menace la semaine de travail de 38 heures. N’est-ce pas exagéré comme analyse ? Pour y répondre, le service d’études du PTB vient de sortir une brochure : « Plan Peeters : travailler plus, gagner moins et rendre nos vies impossibles ».

Le mouvement social l'avait dénoncé, les médecins du peuple du PTB l'avaient annoncé, c'est aujourd'hui démontré : l’austérité rend malade. On découvre en effet dans la presse ce matin les chiffres accablants du nombre de malades de longue durée en Belgique. En dix ans, depuis 2006 donc, le nombre de malades de longue durée a augmenté de 64 %. La preuve qu'il est plus que temps de réduire la pression sur les travailleurs.

Ce vendredi soir 29 avril s’est tenu le meeting du PTB « Pas touche aux 38 heures » à la haute école Erasmus à Bruxelles. Plusieurs responsables de syndicats belges et français y ont pris la parole, ainsi que David Pestieau, le vice-président du PTB, dont nous publions ici le discours.

Dans tout le pays, le PTB participera aux manifestations, rassemblements et actions du 1er Mai. Une fête du travail et des travailleurs qui aura une saveur particulièrement combative, vu les récentes attaques du gouvernement sur les pensions et les 38 heures, avec la réforme du travail de Kris Peeters. Voici les rendez-vous ville par ville.

Une ville veut faire construire des logements sociaux. Elle fait appel dans ce cas au marché public. Une proposition de loi à ce sujet, basée sur une directive européenne, est discutée au Parlement. Avec cette proposition de loi, « au lieu de combattre le dumping social, le gouvernement le conforte », selon le député PTB Marco Van Hees, qui relaye les critiques des organisations syndicales.

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