Emploi - Travail

Le ministre Jan Jambon a déclaré qu’une « partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats ». Des propos qui font évidemment polémique. Mais n’était-ce pas le but ? Car, en plus de polariser et diviser la société, cette sortie est une grossière tentative d’étouffer le débat socio-économique.

Des semaines de 45 heures et des journées de 9, voire 11 heures ; les heures supplémentaires facilitées, tout comme le travail en soirée, nuit et le week-end ; des horaires connus 24 heures à l’avance ; l’intérim comme seule perspective de carrière... Si la réforme du ministre de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), passe, le quotidien de tous les travailleurs va être bouleversé. Décryptage, avec des témoignages de celles et ceux qui vivent déjà ces mauvaises conditions de travail que Peeters veut généraliser.

The latest blueprint for reform presented by Minister of Employment Peeters is in line with a global offensive on labour led by the European Union. The purpose is to reduce labour costs by lengthening working hours, cutting wages and increasing flexibility. After his attacks on wage indexation, pensions and sick pay, the Minister is now attacking the working-time regulations. What are the measures that are the straw that broke the camel's back, have re-launched social resistance in Belgium and echo the ongoing mobilization in France against, among other things, the reform of the labour code?

El último proyecto de reforma de Peeters, el ministro de Empleo, forma parte de una ofensiva global de la Unión Europea en materia laboral. El objetivo es reducir los costos de la mano de obra a través de la prolongación de la jornada de trabajo, de la reducción de los salarios y del aumento de la flexibilidad. Tras los ataques contra la indexación de los salarios –( la vinculación existente en Bélgica de los salarios al precio de una serie de insumos) , ataque a las pensiones y a las personas enfermas. El Ministro ataca esta vez la regulación del tiempo de trabajo. ¿En qué consisten estas medidas que están desbordando el vaso y reactivando la resistencia social en Bélgica, como un eco de las protestas actuales en Francia contra la reforma del Código de Trabajo? 

La Wallonie va mieux, vraiment ? Alors que Paul Magnette, ministre-président de la Région (PS) a inondé le Parlement de chiffres, le député PTB Frédéric Gillot a mis les gens et leur vécu à l’honneur. Avec un message : nos jeunes, nos ainés, nos services publics, nos conditions de travail ne sont pas à vendre. Voici l’intervention d’un député des gens d’abord.

Le marché du travail devient un carrousel infernal qui doit tourner toujours plus vite par des contrats flexibles. Chacun sait ce qui va se passer : plus vite on va faire tourner le carrousel, plus il y a de personnes qui vont en tomber. « Comment peut-on vendre cela comme un monde enchanté ? » s’interroge Peter Mertens, le président du PTB, dans une lettre ouverte à Gwendolyn Rutten, la présidente de l'Open Vld.

On entend souvent l'un ou l'autre représentant des gouvernements fédéral ou régionaux se réjouir d'une supposée baisse du taux de chômage. Pourtant, une nouvelle étude du service d'études du PTB montre que la réalité est tout autre : depuis 15 ans, le taux d'emploi n'a pas bougé, et il a même diminué chez les jeunes. Y a-t-il donc réellement de quoi se réjouir ?

« Ce gouvernement prend pour cible les Belges qui travaillent dur. La N-VA, l'Open VLD, le CD&V et le MR veulent faire travailler ceux-ci jusqu'à 67 ans, alors que cela ne figurait dans le programme électoral d'aucun de ces partis. Maintenant, il veut aussi s'en prendre au temps de travail et veut permettre des semaines de 45 heures et des journées de 9 heures. C'est ce qu'il appelle la "modernisation". Moderne ? Rien n'est moins vrai. C'est une très vieille recette qui nous catapulte très loin en arrière dans le passé. Alors que des dizaines de milliers de jeunes n'ont pas d'emploi, la pression sur ceux qui travaillent ne cesse d'augmenter.

L’annualisation du temps de travail signe-t-elle l’arrêt de mort de la semaine des 38 heures ? On pourra travailler jusqu’à 45 heures. « 48 heures », renchérit le libéral Alexander De Croo. « 50 heures », peut-on lire dans la presse. C’est la surenchère pour la « semaine de travail élastique », néfaste pour notre vie familiale, notre santé et notre portefeuille.

La semaine de 38 heures va-t-elle être supprimée ? Le gouvernement propose de calculer le temps de travail sur l'année et plus sur la semaine. Peter Mertens, président du PTB, réagit.

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