Le PTB-go! perce aussi à Bruxelles avec probablement 3 à 4 députés régionaux

A l'heure où nous écrivons ces lignes, les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, mais il apparaît d'ores et déjà que le parti de gauche obtienne 3 élus à la Région bruxelloise.

Un résultat que Benjamin Pestieau, président du PTB Bruxelles, a commenté en mettant l'accent sur la campagne offensive et intense menée sur le terrain par les nombreux membres et sympathisants.

Pour rappel, en 2009, le PTB obtenait moins de 1% des voix. En 2010, le parti atteignait 1,5%. 4 ans plus tard, le PTB-go! dépasse les 4%. « C'est une belle progression, annonce Benjamin Pestieau, président du PTB Bruxelles, qui devrait nous permettre d’envoyer Michaël Verbauwhede, Mathilde El Bakri et Youssef Handichi au Parlement bruxellois! Nous aurons ainsi des élus qui ont à la fois une connaissance des dossiers et une connaissance du terrain. »

La percée du PTB-go! à Bruxelles s'accompagne d'une autre bonne nouvelle : l'extrême droite n'y perce pas. Un effet en partie dû au travail du PTB, selon Benjamin Pestieau, qui a évoqué un sentiment partagé par de nombreux membres du PTB présents à la soirée électorale, à savoir celui d'avoir rendu le goût et l'envie de politique à des gens qui s'en étaient détournés depuis des années.

Par ailleurs, les résultats disponibles indiquent que les partis du gouvernement bruxellois ont été sanctionnés par les électeurs. Un signal important, selon Benjamin Pestieau, qui montre le besoin d'une gauche offensive qui avance des mesures concrètes pour répondre à l'urgence sociale qui se manifeste dans la capitale.

"La fin de la campagne, le début d'une mobilisation contre l'austérité"

La campagne électorale, qui culmine avec une avancée globale du PTB, aura en tout cas permis d'imposer une série de thèmes à l'agenda politique. "C'est grâce à nous que la taxe des millionnaires est aujourd'hui au centre des débats, a affirmé Benjamin Pestieau. C'est grâce au travail et au militantisme de tous les jours des membres du PTB que certaines questions sont sur la table : comment se fait-il qu'une femme de ménage paie plus d'impôts que des millionnaires et des spéculateurs ? " A Bruxelles, des thèmes comme la construction de logements sociaux ou l'instauration de classes bilingues ont également ainsi été au centre de la campagne électorale. "Nous avons marqué des points en termes de voix, mais aussi en termes de thèmes politiques, a analysé Benjamin Pestieau. Nous avons mis sur la carte politique la gauche de la gauche."

Cette campagne, il faut le rappeler, a été menée au jour le jour sur le terrain et dans la rue par les membres, les militants, les sympathisants du PTB-go! Elle a commencé par recueillir l'avis de plus de 40 000 personnes avec la grande enquête électorale du PTB. Elle s'est prolongée par des actions, comme une Marche pour un Bruxelles social rassemblant 1500 personnes le 23 mars, comme l'encerclement de la Bourse lors du 1er Mai, ou encore une action ludique qui a dénoncé l'absence d'investissement sérieux dans les logements sociaux de la part du gouvernement bruxellois.

Les efforts des centaines de militants et sympathisants du PTB-go! qui ont mené campagne sont récompensés par l'entrée au parlement d'élus de la gauche de gauche. Des élus qui vivront avec un salaire moyen ouvrier, et qui seront les porte paroles des mouvements sociaux. Benjamin Pestieau a d'ailleurs conclu son discours sur une note combative : "C’est le point final de la campagne, mais le début d’une mobilisation générale contre des mesures d’austérité qui ne manqueront pas de tomber. Un journaliste du Vif avait écrit dans un reportage que les élus communaux du PTB étaient la migraine des bourgmestre. Avec des élus au Parlement, nous serons la migraine de tous les gouvernements qui essaieront d’imposer l’austérité en Belgique!"

Voir également le discours de Michael Verbauwhede, (fort probablement) élu au Parlement régional bruxellois (en vidéo plus haut).

 

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