Vidéo :: L’action du PTB fait déborder la boîte mail de Kris Peeters

« Mon GSM n’arrête pas de sonner », a déclaré le Ministre en charge des prépensions, Kris Peeters, jeudi 26 février au Parlement. Le PTB avait en effet lancé action visant à envoyer un mail au ministre en protestation à la décision du gouvernement d’obliger les prépensionnés à chercher un emploi. 1851 personnes ont en effet écrit au ministre.

Le 19 février, le PTB lançait une action de protestation contre le démantèlement de la prépension. Le gouvernement veut en effet obliger les prépensionnés à se rendre à nouveau disponibles sur le marché du travail. L’idée de l’action : envoyer un mail de protestation au ministre responsable, Kris Peeters (CD&V), accompagné d’un témoignage. 1 851 personnes ont écrit un mail, dont 1 083 avec un témoignage. Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB, a remis, ce jeudi 26 février au Parlement, l’intégralité de ces témoignages au ministre.

« Monsieur le ministre, nous ne sommes pas seulement un parti de paroles, mais aussi d’actes, a expliqué Raoul Hedebouw. Nous avons lancé une action e-mail dans laquelle nous avons demandé à tous les ouvriers et employés victimes de cette mesure d’envoyer leur témoignage. Notre compteur est allé un peu dans le rouge, monsieur le ministre, et c’est pourquoi j’aimerais vous demander combien d’e-mails vous avez reçus au juste. Nous nous sommes arrêtés à 1.083 témoignages. Je vous les ai apportés.

Dans ces témoignages, le premier point mis en avant est la rupture de contrat. Les personnes concernées font savoir que ce n’est pas pour cela qu’elles avaient signé. Je cite : “Si j’avais su ça, je n’aurais jamais pris ma prépension.” Je cite une autre personne : “On m’a trompé lorsque j’ai dit oui pour la prépension.”

Beaucoup de prépensionnés ont même renoncé à une partie de leur prime de départ à Ford Genk ou à ArcelorMittal pour pouvoir prendre leur prépension. Personne ne leur a dit qu’ils devraient se remettre à chercher du travail jusqu’à leurs 65 ans. Il s’agit d’une rupture de contrat. Le gouvernement change les règles du jeu durant la mi-temps. On ne peut pas faire ça. La Cour européenne des Droits de l’homme défend clairement qu’on ne peut pas revenir sur des droits acquis, et la Belgique s’est déjà faite réprimandée là-dessus. »

Cliquez ici pour participer à l'action contre le démantèlement de la prépension. 

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